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Exposition - Archives
Regard prospectif IV - Estampe, sculpture, vidéo
Du 12 janvier au 25 février 2012

Ouvert du mardi au samedi de 14h30 à 19h00 sauf en cas de privatisation exceptionnelle du lieu.

 

Valérie Belmokhtar, eau-forte, pointe sèche
Didier Hamey, pointe sèche
Atsuko Ishii, eau-forte
Arnaud Laval, eau-forte, aquatinte
Muriel Moreau, eau-forte, installation, vidéo
Thierry Breton, terre cuite vernissée
Christine Bouvier, transfert, taille-douce

 

Exposition réalisée en collaboration avec la Galerie Nathalie Béreau

Estampes contemporaines

L’expositionGalerie

Le 6 Mandel Paris et la galerie Nathalie Béreau ouvrent la gravure à d'autres territoires:
L'installation, la vidéo et même la sculpture!
Le parcours proposé nous invite à une promenade ludique du jardin d'Eden jusqu'aux sous bois merveilleux et enchantés. Chaque artiste participant s'est frotté au jeu d'un thème, librement interprété où chacun amène sa sensibilité, son regard sur la nature environnante, celle du jardin rêvé et du sous-bois familier. Certaines oeuvres ont été réalisées spécialement pour cette exposition. D'autres se sont naturellement intégrées à ce parcours, tenant compte du lieu si particulier de la maison-jardin du 6, Mandel.
Pas de déclaration fracassante sur le respect de l'environnement ou la destruction du vivant mais une invitation à la rêverie, à l'introspection, à l'intime, au retour à l'enfance, quand nos pas nous amenaient à regarder avec curiosité les petites bêtes, les pétales de fleurs, la rosée dans une toile d'araignée, la rugosité d'une écorce. Souvenir parfois bien ancrés que seuls des artistes peuvent faire rejaillir avec grâce, légèreté, ironie, tout en maîtrisant des techniques de gravures complexes, arides, renouant ainsi avec des traditions centenaires.
Face à ces traditions, l'exposition ouvre le champ à des techniques plus actuelles comme le transfert photographique, la vidéo, ou des présentations sous forme d'installation non pas pour absolument être dans une certaine tendance de modernité, mais plutôt pour montrer que les artistes peuvent faire feu de tout bois pliant ainsi à leur expression l'outil, le modèle en détournant, faisant sortir la gravure de son cadre traditionnel.
A ces gravures vient s'inviter un peintre et sculpteur, Thierry Breton, qui s'est approprié la matière de la terre cuite vernissée pour se frotter au jeu de la nature morte - végétale et animale - dans des dimensions surnaturelles, des irisations de vernis complexes, lui apportant ainsi un second souffle, nous obligeant à arrêter notre regard sur ce qui n'est plus un simple poivron ou une tête de poisson mais une surface colorée, sensuelle, mouvante jouant avec la lumière et l'espace.